Syrie: Khan Cheikhoun gazée, récit d’un carnage sans nom
Une enfant victime de l’attaque du 4 avril est transportée par un secouriste. © Ammar Abdullah/Reuters
Des dizaines de personnes, dont des enfants, ont été tuées par un bombardement d'armes chimiques, mardi matin 4 avril, dans la localité de Khan Cheikhoun, une ville du nord-ouest du pays tenue par les rebelles et située dans la province d'Idlib. Selon les témoignages de médecins et d'équipes de secouristes sur place, l'aviation du régime syrien serait la responsable de cette attaque dont le bilan final pourrait être très lourd. Mardi après-midi, l'organisation syrienne UOSSM (Union des organisations de secours et soins médicaux) faisait état « de 100 morts par suffocation et 400 victimes suite à plusieurs attaques chimiques massives au gaz toxique », alors que les bombardements se poursuivaient dans la région.
« Le centre des casques blancs de Khan Cheikhoun, ainsi que l’hôpital Al-Rahme ont été aussi touchés par une attaque chimique. On recense plus d’une quarantaine d’attaques depuis 6h30 du matin, mardi », a déclaré dans un communiqué l'UOSSM. Une vidéo tournée par des activistes montre un avion qui survole la localité et largue plusieurs projectiles avant que des colonnes de fumées s’élèvent.
Abonnez-vous pour continuer la lecture
à partir de 40 dh par mois
(facturé annuellement)
Choisir une offreLe Desk a été le premier à révéler
©️ Copyright Pulse Media. Tous droits réservés.
Reproduction et diffusions interdites (photocopies, intranet, web, messageries, newsletters, outils de veille) sans autorisation écrite.
